Chronologie

Dans notre revue de l’année dernière (parue un  peu tardivement en raison du programme Urgence Haïti qui nous a tous mobilisés) nous avions pu vous faire un premier compte rendu de ce programme qui s’est tenu du 16 janvier 2010 au 16 mars 2010.Nous vous rappelons les actions menées en 2010 en direction de ce pays gravement meurtri  par le séisme du 12 janvier 2010 et qui, on le sait aujourd’hui  a fait près de 300000 morts, des milliers de sinistrés. En janvier 2011, on compte plus d’un million de sans abri.Six équipes se sont succédées, toutes réalisées en partenariat AAIP, PHN, PICA.

Toutes les missions étaient composées d’un médecin, d’un infirmier et de secouristes pompiers. Du personnel non médical s’est également associé aux différents niveaux d’intervention.

Equipe 1

La première équipe dirigée par Michael avec Anne-Marie, Benjamin, Franck, François, Quentin, Stéphane partie de Roissy le 16 janvier 2010 réussit à toucher le sol haïtien à JACMEL  le 18 janvier à 19 h 15 après beaucoup de difficultés de transports et  un périple  via la République Dominicaine et la ville de  Cabo Rojo port militaire. En effets, les dégâts paralysaient les aéroports et les routes, les accès étaient coupés.Dès le 19 janvier, ils sont au cœur du problème pour l’évaluer et mesurer l’ampleur des désastres : L’hôpital de JACMEL est presque totalement détruit. Les patients pris en charge sont dehors sous des bâches présentant des fractures ouvertes, des plaies gangrenées en attente d’être opérées. Un seul bloc opératoire et très peu de matériel orthopédique sont disponibles pour faire face aux besoins.Un peu partout dans la ville, des camps de sinistrés, sans eau potable, ni latrines, dépendent du Programme Alimentaire Mondial qui essaie de livrer un repas journalier.L’équipe s’attarde sur le camp de « Pinchinat » (nom donné au stade de foot où 5615 personnes attendent) et décide d’installer un poste médical avancé, pour assurer la gestion des soins primaires. Rapidement opérationnel, de nombreux haïtiens viennent  proposer leur aide. Au cours de ce premier séjour du travail et de mise en route du PMA, nous avons effectué  des consultations, pour essayer de soulager au mieux le maximum de personnes du camp. Cependant deux immenses moments de bonheur : la participation au sauvetage d’Elisabeth le bébé de 23 jours  qui a survécu 7 jours sous les décombres, ainsi que le premier accouchement : naissance de Kervens orchestrée par l’équipe au complet sous la tente. Le PMA est en place, et fonctionne : place à l’équipe suivante.

Equipe 2

Sous la responsabilité de Jérôme, Amélie, Cédric, Edern, Jean Pierre, Nadia et Philippe ont continué à soigner les occupants du Village de Pinchinat.  les bénévoles de cet espace ont souhaité donner ce nouveau nom au lieu. Toujours et encore des consultations et des soins, mais la vie continue et s’organise au mieux dans cet espace : Les renouvellements de pansements avec des plaies impressionnantes à désinfecter. Les gens n’expriment pas leurs douleurs, ils serrent les dents. On manque de médicaments en particulier d’anti douleur. Des bagarres ont éclaté à cause du ravitaillement. Cédric  a organisé un tournoi de foot avec en prélude un ramassage des ordures sur le terrain foot.Les enfants sont ravis, 4 équipes à gérer lui demandent beaucoup de sang froid !!  Beaucoup d’enfants les ont rejoints,  il pourra constituer facilement 20 équipes.Nous avons continué à recevoir les blessés du séisme qui n’ont toujours pas vu de médecin. Beaucoup d’enfants comme des adultes sont couverts de saleté et avec la malnutrition ils présentent une multitude de boutons s’apparentant à des crevasses. On leur nettoie le corps. Heureusement, arrivent les premières latrines et douches construites par Médecin Sans Frontière.Cependant il manque cruellement de nourriture et d’eau potable. La population grandit et des gens extérieurs viennent aux distributions d’où le manque. Vols et  multiples  agressions en découlent. Une nouvelle naissance : « Je m’appelle CEJENADIO, en l’honneur de CEDRIC, JEROME et NADIA. Je viens de venir au monde ce samedi 31 janvier à 12h 15 dans mon pays qui est Haïti. Mes parents n’ont plus de maison depuis le 12 janvier, ils vivent comme 9000 haïtiens près du PMA d’une petite association française. Ils sont 14 personnes : pompiers, médecins, infirmiers qui veillent sur nous 24 heures sur 24 comme ils le font en France »

Equipe 3

La  troisième équipe managée par Claude avec Catherine, Jean-Marc, Magali, Mathieu, Maxime, Philippe, Raphael, Vanessa arrive sur place à Port au Prince le 04 février et peut ainsi, en traversant le pays jusqu’à JACMEL mesurer l’ampleur de la catastrophe qui a frappé Haïti.C’est la continuité du programme médical mis en place par les deux précédentes équipes, avec son lot quotidien d’infections, de déshydratations et de diarrhées. La population du village de Pinchinat ne cesse de grossir et les consultations augmentent. Une légère  réorganisation du PMA offre un espace de travail plus agréable. Lors de cette  mission effectuée du 02 au 16 février 2010, nous avons réalisé, parallèlement à notre assistance sanitaire, une évaluation en vue d’une réorganisation du tissu sanitaire de la localité. Il apparait clairement que la situation catastrophique ne va pas se solutionner en quelques semaines. Devant l’importance des consultations, leurs diversités et l’impact positif lié à la présence de ce poste médical avancé  (aucun décès depuis son installation), la pérennisation de celui-ci après la phase d’urgence sur une zone urbaine avec des populations sédentarisées semble indispensable.L’évaluation et les échanges avec le cluster santé ont conclu à la nécessité d’implanter un dispensaire sur le site où nous sommes et qui abrite  8000 sinistrés minimum. C’est ainsi que le projet DISPENSAIRE à JACMEL est né.

Equipe 4

L’équipe 4 pilotée par Didier avec Alain, Evelyne, Florian, Guy, Jean-François, Jean-Pierre, Wilfried poursuivra la tâche initiée, et gardera le rythme  en assurant  près de 200 consultations chaque jour. Il y a beaucoup de problèmes de peau, de déshydratation, surtout chez les enfants et une grosse recrudescence de MST. Le tout s’accompagne de points de sutures suites aux diverses bagarres locales. Nous constatons qu’un nombre de plus en plus important de personnes venus de loin, hors de l’agglomération de JACMEL, se rend aux consultations, et la file d’attente est souvent longue devant le PMA.

Equipe 5

La cinquième équipe animée par Stéphane, avec Bérangère, Bruno, Jean-Jacques, Philippe continuera les consultations en nombre important avec des conditions de chaleur excessive, une grosse demande médicamenteuse et humaine.  Elle collaborera avec trois personnes du gouvernement sur un programme de vaccination et de nutrition

Equipe 6

La sixième et dernière équipe conduite par Claude, avec Claude-Alain, Françoise, Franck, Rémi, les deux Stéphane a eu la lourde tâche de fermer le poste médical de Pinchinat.  De ce fait, l’activité, durant ces deux dernières semaines, n’a pas diminué car la population savait que cette présence quotidienne allait cesser. Le 16 mars 2010  toutes les actions des postes médicaux mobiles des régions la Montagne et les Raymonds ainsi que le poste fixe de Jacmel se sont arrêtés. Nous savons laisser derrière nous  lots de drames et de misère.

Conclusion

42 membres de AAIP – PHN – PICA se sont reliés sans discontinuité dans le camp de PINCHINAT et dans des dispensaires mobiles, les Montagnes JACMEL, Belle Hôtesse, la Croix, les Reymond.Nous avons pris en charge en huit semaines 6084 personnes et effectué plus de 30 évacuations sur l’hôpital St Michel ou autres structures internationales, avons eu la joie de 6 naissances dont celle de Céjnadio. Une personne, hélas, est décédée sur le camp pendant notre présence. Nous sommes tous revenus avec le sentiment du travail accompli mais non terminé. Nous laissons un vide dans ce camp mais aussi dans cette région, pour la suite des soins. Nous avons quitté JACMEL  non par manque de moyens humains, mais simplement par manque de moyens financiers. Merci à ceux qui sont venus en Haïti, ceux qui voulaient venir, ceux qui ont organisé des manifestations pour assurer le financement de cette longue mission. Merci à tous les donateurs privés et publics qui ont reconnu notre savoir faire dans l’urgence. Merci aux personnes AAIP- PHN – PICA pour la parfaite entente lors cette opération. Merci également à toutes les autres associations que nous avons croisées et avec lesquelles nous avons pu partager des moments de solidarité.

Evaluation des principaux besoins pour le secteur subaquatique

Rencontre à LYON avec le président AAIP Claude LETT et le colonel AMOUSOU, chef du groupement National des sapeurs pompiers du Bénin (équivalent de notre direction de la sécurité civile).
Deux membres de l’association AAIP se sont rendus à COTONOU, capitale économique du pays, du 1er au 7 novembre 2010 :
– Didier BAYON Vice président  est chargé d’étudier la faisabilité de la mission sur un plan financier.
– Raphaël PROVO spécialement chargé de l’expertise et de l’analyse des besoins en secteur aquatique.

Compte rendu :

Arrivés à l’aéroport cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, nous avons été très chaleureusement  accueillis par  Lazarre KOUKOUI, chef de centre de ST JEAN, principale caserne de la capitale.
Dés le 1er jour,  un entretien avec le Lt Colonel AHODI adjoint du directeur, nous a permis de dégager 3 axes de travail :
– La mise à niveau des référents secourisme et conducteurs pompes
– La mise à niveau des secours subaquatiques
– Les besoins en matériel

 

Le besoin de formation en secours aquatiques est un élément éminent dans cette région où lagune et population se mêlent dans un quotidien où le risque de noyades est très élevé.
Malgré la possession de 5 équipements de plongée dans ce centre d’intervention, le personnel pompier manque cruellement de moyens et de qualification dans ce domaine.
Leurs interventions s’accomplissent au travers de « bidouillages » de matériels qui peuvent compromettre l’efficacité des secours.

Conclusion :

Suite à notre visite, nous avons rendu un rapport complet au Directeur. Nous avons réellement pris conscience du manque de matériel de formation. La pauvreté est visible mais les habitants ne font pas ressentir la misère. Le concours d’AAIP sera fortement apprécié lors d’une prochaine mission qu’il reste à financer.

MISSION  URGENCE A PADANG (ILE DE SUMATRA) SEISME DU 30 SEPTEMBRE 2009.

La secousse a atteint la ville de Padang de 900000 habitants en plein après midi, des centaines d’habitations ont été détruites en quelques secondes.
Dans l’ensemble, la population de cette région réside dans des structures qui sont vulnérables aux secousses sismiques, même si certaines structures résistantes existent.
Les tremblements de terre ont causé des glissements de terrain qui ont contribué à ce bilan désastreux.
Les autorités indonésiennes n’ont pas déclenché d’alerte au tsunami. Le Centre d’alerte des tsunamis du Pacifique a toutefois lancé un avis de surveillance pour l’Indonésie, la Malaisie, l’Inde et la Thaïlande. Des mesures de précaution ont été également prises à Singapour.
Padang est une zone à fort risque sismique. La ville se trouve sur la «ceinture de feu» du Pacifique où la rencontre de plusieurs plaques continentales provoque des fortes activités volcaniques et sismiques.
Le tremblement de terre de mercredi s’est produit le long de la même faille qui avait déclenché le tsunami de 2004, à l’origine de la mort de 230.000 personnes dans une dizaine de pays.
Le 2 septembre 2009, un séisme de magnitude 7 avait secoué l’île de Java faisant plus de 100 morts.

1er Tremblement de terre

Lieu: Ile de Sumatra, Indonésie. 50 kilomètres à l’ouest de Padang.
Date: 30 septembre 2009 à 17h16, heure locale
Magnitude: 7,9 sur l’échelle de Richter

2ème Tremblement de terre

Lieu: Ile de Sumatra, Indonésie. Région de Jambi à 150 kilomètres à  l’ouest de Padang.
Date: 01 octobre 2009 à 8h52, heure locale
Magnitude: 6,8 sur l’échelle de Richter

Alerte départ de l’équipe d’urgence

Durée: 14 jours, du 4 au 18 octobre 2009.
Départ de l’équipe: 04 octobre à 18h00 de LYON.
Membres de la mission
1 – Jérôme SAVET. Drôme Chef de mission
2 – Cédric DUPERRIL. Drôme Responsable financier
3 – Rémi BANCEL. Drôme Secouriste
4 – Christophe ISKENDERIAN. La MancheLogisticien – Traducteur
5 – François SARDA. Tarn et GaronneMédecin
6 – Gaëlle ESCOFFIER. Ardèche Infirmière

Bilan

665 morts, environ 4000 blessés, 651 disparus.

Intensité du séisme sur la région de Padang

ALERTE Mercredi 30 septembre 2009

Vers 8 h 30 Claude LETT président de Aides Actions internationales Pompiers est prévenu par le site : www.gdacs.org et la presse qu’un séisme important venait de se produire sur l’ile de Sumatra.
L’aide internationale est demandée rapidement par les autorités indonésiennes et il contacte le coordinateur de l’équipe d’urgence d’AAIP, Didier BAYON.
Après une réunion téléphonique des membres du bureau, il est retenu l’envoi d’une équipe d’urgence pour la mise en place d’un dispensaire sur la zone sinistrée si des moyens financiers sont rapidement trouvés.
Toute une série de contacts téléphoniques est prise par Claude et Didier pour mettre en place ce départ autant techniquement que financièrement.
Contacte notamment avec Christophe ISKENDERIAN qui connaît bien l’Indonésie pour y avoir vécue pendant plus d’un an, Eric JOUAN pour le choix du binôme médical avec l’association PHN, Jérôme GIRON et son association PHF, Philippe BESSON et son association PUI, les responsables de la région Rhône Alpes et du Conseil Général de la Drome pour demandes de financement, le directeur adjoint pour effectuer une demande de prêt de véhicule du SDIS auprès du directeur départemental, les compagnies aériennes.

Mise en route de la mission

Les vols sont retenus auprès de la compagnie TURKISH AIRLINES.
Le pré-acheminement est effectué pour le personnel de la Drôme avec le VTP du SDIS 26.Nous décollons le dimanche 4 octobre à 18h : Lyon – Istanbul / Istanbul – Singapour / Singapour- Jakarta. Ensuite une nuit en transit sur Jakarta avant un vol pour Padang avec la GARUDA AIRLINES.
Nous sommes sur site à Padang le mardi 6 octobre à 18h pour nous faire enregistrer auprès de la maison du Gouverneur ou  les ONG sont recensées (environ 180).

Reconnaissance – Evaluation

C’est ici qu’interviennent la solidarité des personnes sur place et surtout l’immense habileté  de notre logisticien dont la connaissance du pays et de sa langue ont été des atouts maîtres dans la résolution de ces problèmes.
La première soirée de reconnaissance, après s’être fait enregistrer auprès des autorités indonésiennes,  nous a confirmé dans notre impression que la phase de recherche de victimes ensevelies était dépassée : la spécificité du type d’habitations détruites ne permettant guère de poches de survie. De plus de nombreuses unités SD avec des équipes cynotechniques internationales sont déjà à pied d’œuvre.
Nous sommes en relations avec le centre de coordination européenne, ou un officier de la sécurité civile nous met en contact avec l’UNICEF et Action Contre la Faim
Nous décidons de nous dirigés au Nord de Padang, car il y a des zones encore mal reconnues.L’essentiel des ONG est concentré sur cette ville, alors que des villages ont été dévastés en plus du tremblement de terre par des coulées de boues.
Le choix se porte sur la région du Lac de MANINJAU, long de 16 km sur 8 km de large, dans le canton d’AGAM, zone rurale autour d’un lac entourée par des montagnes.

Spécificités de ce séisme

Cette zone sismique est assez compliquée : c’est la frontière entre plusieurs plaques tectoniques qui convergent et coulissent l’une contre l’autre.
Par contre, Christophe Vigny, chercheur au laboratoire de géologie de l’ENS, précise que d’autres séismes qui ont eu lieu et qui sont assimilés à des répliques dans les médias, n’en sont pas. En particulier le séisme du 1er octobre, de magnitude 6.6 qui s’est produit environ 200 km au Sud de Padang (à proximité de Sungai Penuh) est tout à fait différent. Celui-là est superficiel (15km de profondeur) et son mécanisme (préliminaire) indique un décrochement sur une faille. Ce séisme se produit non pas sur la subduction (la faille océanique) mais sur la grande faille de Sumatra (la faille continentale). Cette faille est également sismique : elle a produit de grands séismes historiques de magnitude largement supérieure à 7 (comme en 1926 et 1943 dans la région de Padang).
L’exploration et l’évaluation sur le terrain, en pleine zone sinistrée, en établissant de nombreux contacts avec la population nous a permis de voir que la région ou nous sommes rendus n’avait pas vu encore d’ONG.
Ce qui nous a permis de nous faire une première idée (relative) des spécificités de cette catastrophe :

– Secousse tellurique de l’ordre de 7,9 sur l’échelle de Richter donc relative résistance de certaines structures urbaines en béton armé (quelques bâtiments bien lézardés en ville voir effondrés) mais grosses destructions de constructions rurales aux murs faits de briquettes sur lesquels repose directement la charpente de la toiture, sans chaînage supérieur.
• Epicentre très proche de la côte donc sans phénomène de résonance  pouvant déclencher un tsunami, ce qui a été craint pendant quelques instants par la population.
• Zone de population la plus dense au monde : 4600 hab /km2.
• Destruction des infrastructures routières, hospitalières, administratives ainsi que le réseau d’électricité
• Intervention rapide et très efficace des armées, tong asiatiques du voisinage : Singapour, Malaisie, Taiwan, Japon….ayant des délais de route nettement inférieurs aux nôtres.
• L’heure de la secousse (17h16), heure à laquelle une grande partie de la population rurale était déjà sortie des maisons par contre en ville affluence de monde dans les commerces et bâtiments publiques.

Bilans humains par canton

Mise en place des objectifs

Nos objectifs

• Mettre en place une structure médicalisée, type dispensaire dans une zone non couverte par les organismes  de secours en place  (nous avons rapidement su que de nombreux villages étaient dans cette situation).
• S’assurer de la fiabilité des renseignements  obtenus à ce sujet et continuer l’exploration de terrain.
• S’assurer du maximum de contacts avec les organismes officiels.
• Regrouper du matériel médical et des médicaments auprès de l’OMS.
• Obtenir du matériel de cartographie avec un GPS auprès de MAP Internationale.
• Trouver un vecteur de transport.
• Essayer de rejoindre une ONG française en contacte : PUI, PHF

Mise en route opérationnelle

Les déplacements de l’équipe et du matériel sont assurés par la location d’un véhicule avec chauffeur et le prêt d’un véhicule avec chauffeur de l’Organisation Mondiale des Migrations.

Jeudi 8 octobre :
Départ de l’équipe avec le matériel pour 140 kms au Nord de Padang direction le lac. Arrivé en fin d’après midi dans un camp indiqué sur notre route par des éléves infirmières indonésiennes. Dans ce canton, la population est d’environ 1500 familles ce qui représente environ 8000 personnes.
Le tremblement de terre a essentiellement détruit des habitations et provoqué des  glissements de terrain. Des coulées de boue des montagnes ont ensevelies des villages.

Le bilan sur cette zone fait état de plus de 120 morts, une cinquantaine de disparus ensevelis.Les dégâts matériels : 500 maisons détruites entièrement, 1500 endommagées.
Nous sommes au camp n° 3 (Posko) de JORONG PANDAN. Sur place nous avons 800 rescapés. Des équipes d’urgence sont passées mais aucune ne sont réellement arrêtées.
Nous rencontrons le chef du village et décidons de commencer des soins. En Moins de trois heures ce sont 50 consultations environ. Le « PMA » est organisé de la façon suivante : Christophe assure le secrétariat d’entrée en préparant des tickets de symptômes traduits.  Ensuite,  deux zones de consultations,  François reçoit avec une infirmière indonésienne parlant anglais, et Gaëlle et Rémi assurent une deuxième consultation. Cédric rédige le cahier de suivi des soins et des consultations. Pour ma part, grâce à un tableau d’école, je traduis les mots importants. La pharmacie est assurée par deux étudiantes infirmières  indonésienne.
A la tombée de la nuit (18H30 local), nous constatons que nous manquons de médicaments.
Cédric et moi-même retournons sur PADANG, avec pour objectif de revenir le lendemain avec des médicaments récupérés auprès de l’OMS.

Vendredi 9 octobre :
Les consultations sont de nouveau mises en place : 70 personnes sont traitées  dont un insuffisant respiratoire (création d’une chambre d’inhalation pour la Ventoline avec les moyens du bord), des plaies graves, simples, diverses maladies pathologies courantes avec angoisse et perte d’appétit.
L’équipe médicale délivre : des anti-inflammatoires, des antiseptiques, des antibiotiques, des antihistaminiques, des pansements gastriques, des pommades ophtalmiques, des sachets de réhydratation, de la cortisone, des bains de bouche, des antitussifs, des antiviraux, des vitamines.
Notre infirmière a également donné un cours en fin de journée  aux mamans sur les soins d’hygiène et de confort pour les enfants.
Le chef de la police militaire est venu nous interroger pour nous identifier et connaitre nos objectifs. Christophe a également rencontré le chef d’arrondissement, et a été interviewé par la télé indonésienne. Il a insisté sur le fait que nous nous sommes fait enregistrer auprès de OCHA et que nous avons demandé l’autorisation d’apporter notre aide médicale à la population sinistrée. Chaque jour, nous croisons les camions de ravitaillement de l’aide alimentaire.

Samedi 10 octobre :
Aujourd’hui nous avons pris la route pour un camp dans la montagne. Après une heure de route sinueuse, étroite et abimée par les eaux de ruissellement et les coulées de boue nous arrivons à JORONG DAMA GADANG( 660 m d’altitudes) .

Nous consultons le chef du village et la seule infirmière du camp. Ils apprécient notre concours et dressons notre « PMA » zone de travail avec Les gens affluent et nous entourent rapidement.

Au cours de cette journée, nous avons  réalisés 60 consultations dont une femme enceinte très affaiblie au 8ème mois d’une grossesse de jumeaux, atteinte d’œdème des membres inférieurs sérieux, nous avons fortement insisté pour que cette dernière reste allongée, de nombreux enfants avec de la fièvre et le rhume.
Nous rencontrons un problème de médicaments, nous avons que des dosages adultes, il faut donc les diviser et les écraser pour les enfants et les nourrissons.
Le nombre important d’allergies et de diarrhées traitées nous fait suspecter un problème d’eau potable .Nous avons contacté POHF afin faire venir une unité de potabilisation dès lundi.
Aucune ONG ne semble être passée dans ce camp dans lequel pourtant les besoins se font sentir sensiblement.

Dimanche 11 octobre :
Nous sommes allés sur le camp 3 de JORONG PANDAN,  ouverture à 14h,  40 consultations jusqu’à 17h30.
Nous avons eu des renouvellements de pansements, des personnes qui avaient des plaies suite aux déblais des constructions et des malades. L’école ou nous nous installons a été partiellement détruit par le séisme.
Pendant nos soins des équipes d’adolescents « scout » continuent d’évacuer les débris et tombent les derniers murs menaçant de s’effondrer.
Cédric a mis en place une séance de dessins et de jeux avec les enfants du camp pendant tout l’après midi. Nous avons eu beaucoup de coloriages, représentant des maisons avec la montagne, ses coulées de boue ainsi que le lac sur lequel flottaient de nombreux débris.

Lundi 12 octobre :
Lundi, nous  partons pour faire une reconnaissance  complète des villages bordant l’ensemble du lac, la veille nous avons constaté que la route était praticable. Le tour du lac fait approximativement  70 Km.
Nous sommes tombés sur des coulées de boue ayant ensevelies des maisons, seule quelques toitures se voyaient.
Au cours de cette reconnaissance,  nous avons discuté avec les villageois et nous nous sommes arrêtés prés d’une maison ou des enfants étaient malades.

Rapidement le docteur examine 10 personnes et prescrit un traitement contre la fièvre, la toux, la diahrrée et la douleur. Les mêmes pathologies que dans le camp.
Toujours pas d’ONG  présente dans le camp de montagne à part AAIP. Il est regrettable qu’aucune solution de potabilisation ne soit en place.
Bilan de la fin de journée dans ce camp : 63 examens.

Mardi 13 octobre :
La journée de mardi  est consacré à faire des visites dans le camp N°2 de PENGUSI BENCANA ALAM.
Une coordinatrice d’IOM présente à notre hôtel, nous informe qu’il n’y a pas de médecin ce jour là au camp. Nous y arrivons le matin, après avoir fait le tour de ce camp d’environ 2000 personnes reparti en 410 familles, nous rejoignons la salle de soins.
Nous avons réalisé des soins sur une femme qui avait une plaie sur tout le coup du pied. Cette plaie qui datait d’une dizaine de jours s’était infectée.
Après auscultation d’un homme d’une cinquantaine d’années arrivé avec des béquilles, François suspecte un  traumatisme du genou avec un col du fémur.  Nous demandons auprès des infirmières indonésiennes un transport sur le centre hospitalier le plus proche. Après plus d’une heure d’attente, une ambulance, plutôt un taxi se présente.
Nous comptabilisons à la fermeture 101 visites.
Statistique sur ce camp ou il y a la population de 4 districts différents:1987 personnes dont  410 chef de famille, 16 bébés, 139 enfants, 350 adolescents.6 mosquées détruites, 2 effacées120 maisons détruites, 242 endommagées, 222 légèrement 6 écoles complètement détruites, 2 légèrement2 bureaux administratifs détruits, 3 endommagés, 2 légèrement

Mercredi 14 octobre :
Nous allons au camp de PANDAN mais a notre arrivée, il y a une  consultation mise en place avec une ambulance, médecin et infirmière indonésiens. Nous ne perturbons pas celle-ci et prenons la route pour le camp de montagne de DARAM GADANG.
Un enfant que nous avions vu deux jours auparavant se présente de nouveau. Les symptômes n’ont pas disparu, le docteur  pense qu’il a le palud. Il lui faut une consultation au CH, mais la famille refuse.

Dans l’après midi nous croisons pour la première fois une ONG : CRS soit le secours catholique américain. Ils sont là pour recenser les maisons détruites en vue d’une distribution de tentes ou d’argent pour la reconstruction.
La journée aura permis l’examen de 85 personnes.
A la fermeture nous avons fait don de tous les médicaments et du matériel emporté et récupéré à l’infirmière du village pour la continuité des soins.
Dans cette dernière journée de travail dans les camps, nous avons constaté sur le trajet que l’aide internationale  se met en place.
Après 15 jours des tentes arrivent enfin, d’énorme groupes électrogènes sont mis en place, les voies de communications sont dégagées, la reconstruction   peut commencer.
Sur le registre de nos consultations, nous nous apercevons que les personnes viennent pour voir notre binôme médical pour des problèmes de rhumatismes, renouvellement de médicaments.
Les pathologies ne sont pas liées directement au séisme.

Bilan médical

Au total, sur le plan médical, au dispensaire et dans les zones qui nous ont été signalées et sur lesquelles nous avons établies des consultations ponctuelles, du 8/10 au 14/10, nous avons effectué près de 500 actes (consultations médicales et soins infirmiers).

Nature de ces actes et commentaires :

– Diagnostic d’une fracture genoux, col du fémur.- Suivi d’une grossesse- Hématomes multiples de la face et des membres.- Corps étrangers inclus dans des plaies.- Evolutions nécrotiques de plaies.- Soins de plaies suturées et non suturées.- Désinfections de plaies surinfectées (en particulier au niveau des pieds).- réfections de pansements.
Il nous apparaît tout à fait normal de découvrir cet ensemble de pathologies passées inaperçues compte tenu du nombre initial de  victimes et des circonstances de leurs prises en charge.

Et sur le plan médical :

– Gastralgies, douleurs abdominales, (pas d’épidémies dysentériformes).- Toux, gènes respiratoires, d’apparitions récentes ou préexistantes (les sinistrés dorment dehors sous des bâches et travaillent dans la poussière des gravats.- Pathologies orl et oph courantes, adultes et enfants.- Femmes enceintes inquiètes sur la vitalité et l’avenir de leur grossesse.- Syndromes dépressifs évidents et parfaitement compréhensibles chez des personnes ayant perdu tous leurs proches et leurs biens. (possibilité d’en référer à un psychologue sur place pour le suivi, ce qui nous apparaît très important en raison de la barrière de la langue et de brièveté de notre intervention)- Emergence progressive très nette de syndromes de stress post-traumatiques, très classique à cette phase de la catastrophe.
Nous avons constaté,  de façon quasi  expérimentale, l’évolution du comportement de la population passant  d’une phase de sidération initiale, apathie, puis peu à peu, dégageant les décombres, les triant, sauvant quelques restes plus ou moins intacts avec lesquels ils tentent de recréer un   milieu identique au leur avant le séisme.

Analyse et conclusions

Il nous apparaît très important d’en tirer les conclusions suivantes :
• Le bien fondé de notre choix opérationnel : établir le maximum de contacts avec les personnes qui connaissent le terrain ce qui permet une évaluation REELLE  des besoins de la population dans ce type précis  de catastrophe, dans ce pays, sur ce type de population. Nous avons été très surpris lors d’une réunion des différentes nations présentes sur zone, sous l’égide de l’OMS.
• Dès l’évaluation faite, la mise en place d’une structure de soins  avec une excellente coordination entre l’équipe médicale et le soutien logistique.
• La volonté de toute l’équipe de créer un ensemble dynamique permettant de réaliser nos objectifs tels que nous les avons adaptés à la situation.
• Le manque de moyens matériels sur place, nous demande de préparer les missions d’urgences avant la catastrophe, en structurant l’équipe, organisant et achetant du matériel.
• L’intense activité sismique de la faille de Sumatra laisse présager de nouveaux séisme dans cette région.

Accueil:

Bon accueil toutes les demandes ont été prises en compte (Matériel, Internet)

Hebergement:

La résidence de “ l’école “ les chambres individuelles étaient très bien (douche, WC, télé, frigo). Tout était a disposition pour passer un bon séjour.

Repas:

Les repas étaient bien équilibrés, en quantité suffisante avec une grande découverte de nouveaux goûts. Le seul regret était l’heure a laquelle était pris les repas (un peu trop tôt).

Formation:

La formation a connu un début très difficile (les 2 premiers jours) du a une mauvaise compréhension entre l’attente des stagiaires (FDF 1, FDF 2) et la formation proposée (COD 2).
Une partie du public du premier groupe ayant une pratique différente d’environ 15 à 20 ans a eu plus de difficultés à s’adapter à la méthode proposée, ce qui a diminué la qualité de la formation.

En ce qui concerne le 2ème groupe, celui-ci était plus attentif et perceptif sur la formation ce qui a permis de faire plus de pratique qui leur a montré de nouvelles
méthodes de travail (sécurité) qui ont été très apprécié autant pour nous (au niveau pédagogique) que pour eux.
Les outils pédagogiques étaient présents (Renault, BMC, vidéo projecteur, tableau blanc, salle de cour)
Le regret est qu’il aurait fallu 1 jour avant la formation pour connaître le terrain et les pistes à prendre.
Suite a la formation notre remarque est qu’il manque du matériel dans les véhicules (poulies élingues………..) et que certains organes notamment les treuils ne sont pas utilisés comme ils le devraient donc défectueux et dangereux (usure prématurée du câble et écrasement de certaines parties).

Les traducteurs:

Ce sont deux personnes qui ne connaissaient rien à la formation présentée et qui ont très bien su s’adapter aux thermes techniques autant en salle que sur le terrain. Ils ont su faire la traduction des cours en turc ce qui a permis de faire un CD aux stagiaires. Ils ont été très présents tout au long de la mission pour satisfaire toutes nos demandes autant en matière de formation que personnelle.
Il n’y a rien à dire en ceux qui les concernent mis a part des compliments.

L’été 2007 fut catastrophique en Macédoine dans la lutte cotre les feux de forêts.

Plusieurs milliers d’hectares ont été détruits et la commune de Kumanovo a vu son patrimoine forestier fortement diminué. Le 24 juillet 2007 l’ancienne République Yougoslave de Macédoine a demandé une assistance en matière de protection civile à ses partenaires européens car 22 incendies sont à déplorer en même temps.

EXPERTISE (OCTOBRE 2007)

L’été 2007 fut catastrophique en Macédoine dans la lutte cotre les feux de forêts.

Plusieurs milliers d’hectares ont été détruits et la commune de Kumanovo a vu son patrimoine forestier fortement diminué. Le 24 juillet 2007 l’ancienne République Yougoslave de Macédoine a demandé une assistance en matière de protection civile à ses partenaires européens car 22 incendies sont à déplorer en même temps. Pour augmenter la capacité de répondre face à de tels évènements, le maire de Kumanovo nous a contacté par l’intermédiaire de l’ambassade de France à Skopje.

Du 21 au 26 octobre 2007, deux experts d’AAIP, Claude et Laurent, se sont rendus dans la commune de Kumanovo pour effectuer une analyse sur la couverture des risques d’incendie de cette région forestière.

Après 5 jours sur place, nous dressons le constat suivant :

Dans ce contexte et dans le cadre des efforts budgétaires fixés, les lignes d’action pour l’amélioration de l’existant peuvent être :

• Équiper la commune de Kumanovo de 2 ou 3 véhicules spécialement adaptés à la lutte contre les feux de forêts en milieu escarpés non aménagés en type Défense des Forêts Contre l’Incendie (DFCI).

• Développer les actions de prévision opérationnelle actuellement en cours.

• Insister sur la nécessité, urgente, de réaliser des plans de secours et de valoriser les ressources hydrauliques.

• Implanter de nouveaux moyens de lutte contre les accidents industriels et urbains.

• Former les différents intervenants (publics et privés) aux méthodes de lutte en développant des conventions de formation, d’exercices et d’intervention, de types feux de forêts, secourisme, feux urbains, …

• Informer la population résidant dans la zone de Kumanovo des risques potentiels et développer les moyens d’alerte, en s’appuyant sur les associations de quartiers.

MISSION DE FORMATION (MAI 2008)

Suite à cette mission d‘évaluation, les autorités macédoniennes nous ont chargés de trouver et de récupérer 1 ou 2 véhicules d’incendie en fonction d’une enveloppe déterminée, et nous devons également dispenser des formations spécifiques accompagnantes. C’est une mission engageant 13 personnes qui a été réalisée.

Récupération du véhicule

Malgré de nombreuses recherches, dans les temps impartis, nous avons seulement trouvé un camion-citerne feux de forêts 4*4, issu du SDIS 44 à Nantes en Loire Atlantique, cédé gracieusement par l’association API.

Cependant, avant que nous puissions le rapatrier dans la Drôme, il a dû être réhabilité dans le cadre d’un projet pluridisciplinaire à caractère pédagogique par les élèves d’une classe de terminale, section maintenance des véhicules et matériels du lycée professionnel Claude Lehec de Saint Hilaire de Harcouët, sous la houlette de Monsieur Angot leur professeur principal et son équipe d’enseignants.

2 membres d’AAIP se sont chargés de le réceptionner au lycée le 28 avril et de le transférer en Drôme pour finaliser les tests de pompe. Le véhicule est fin prêt pour partir servir à Kumanovo.

Acheminement du CCF dans les Balkans et mission de formation

Départ de Valence – France, puis Milan – Italie, Ljubjana – Slovénie, Zagreb – Croatie, Belgrade – Serbie, et Kumanovo – Macédoine.

Le départ s’est fait en quatre phases.

C’est vendredi 9 mai 2008 à minuit que le CCF a pris la route avec Rémi (COD 3) et Jérôme (INS) à Valence, pour une traversée de l’Europe en direction des Balkans pour rejoindre Kumanovo en Macédoine à 2 000 km de la Drôme. Le trajet sera parcourus en 45 h de conduite sur 3 jours.

À 9h, Laurent, notre chef de mission et Nicolas, notre Haut Savoyard logisticien et traducteur, en minibus rempli de tous les matériels divers destinés à la formation tels que 1 plan dur, 1 mannequin, 3 sacs premiers secours, 1 pointeau, 1 scie à pare-brise, 1 cisaille « galego », 1 lot de sauvetage 2 mallettes de maquillage (Don de la société Maqpro) et des tuyaux, des lances, des divisions, des sceaux pompes, des aspiros, … (don du Centre de Secours Principale de Saint-Dié des Vosges) ont pris aussi la route et vont rejoindre le camion en transit.

À 12h le samedi 10 mai 2008 c’est Didier, chef de mission adjoint, accompagné de Cédric (MNPS), Yannick (FdF2) et Frédérique (Infirmière MNPS) qui prennent à leur tour la route.

Enfin le 12 mai 2008 à 13h un véhicule léger, Mickaël (SPP) à Caen, Claude notre président, Jean-Pierre (COD 3) en Ardèche et Magali (photographe) emboîtent le pas. La vitesse de pointe du camion n’a pas dépassé les 60 km/h, ce qui a permis de savourer de magnifiques paysages.

Les pompiers de Kutina (à 100 km de Zagreb) nous ont fraternellement reçu ; merci à eux.

Transit quelque peu éprouvant avec le stress du passage des frontières et la mise en pratique de notre « anglais scolaire ». Tout se passe relativement bien grâce à notre audace et notre savoir faire !

La jonction de toutes les équipes se fait, et la relève des conducteurs permet de finir le voyage dans de bonnes conditions.

Nos diverses équipes vont dispenser des cours de sécurité civile conformément aux programmes arrêtés lors de la mission d’expertise, notamment en matière de secourisme, de désincarcération routière, de sauvetages et de protection contre les chutes, d’utilisation des pompes et de lutte contre les feux de forêts. Chaque jour l’ensemble du corps opérationnel ou de repos suivra nos cours.

Merci à Helena pour sa coopération et son travail de traduction.

En parallèle, nos mécanos ont remis en état de marche, mécanique et pompe, un camion basé dans leur caserne.

Les pompiers de Kumanovo à la fin de notre mission ont organisé une manœuvre générale en présence de la sécurité civile macédonienne, de toutes les autorités municipales et d’État, d’autres corps de pompiers notamment anglais de Manchester et de toute la presse.

Le 20 mai, c’est la fête nationale des pompiers macédoniens. Ce sera l’occasion d’un cocktail officiel de la mairie à la caserne avec remise officielle des clés du camion français et des diplômes. Présence de nos partenaires et la couverture médiatique sera faite à l’échelle du pays.

Réalisée en avril 2008 dans la région de Satu Mare à Halmeu en Roumanie, cette mission de formation s’est faite en partenariat avec la ville de St Marcel les Valence et son comité de jumelage. Les formations ont concerné le secourisme, l’hygiène médicale et l’Intervention en Milieu Périlleux (IMP). Les membres d’AAIP ont dispensé ces actions pédagogiques et ont également acheminé 2 véhicules d’incendie et de secours :
• 1 FTP (fourgon pompe tonne) cédé gracieusement par AREVA Tricastin
• 1 VSAB (véhicule de secours aux asphyxiés blessés) du SDIS 26 Le 11 avril 2008.
C’est sous une pluie battante devant la mairie de St Marcel les Valence que 7 membres d’AIPP ont pris la route. Nos homologues d’Halmeu, qui ne disposaient pas de véhicules, attendaient avec impatience l’arrivée d’AAIP. Philippe, le chef de mission, fut secondé par Marc notre retraité. Nos mécanos Patrick, Thibault, Rémi et Yannick ont préparé les deux véhicules. Dominique, le maire de St Marcel les Valence, s’est chargé des cartes grises d’export à la préfecture. Julien a dispensé les formations de sauvetage avec les LSPCC (Lot de Sauvetage et de Protection Contre les Chutes). Stéphane a organisé les manœuvres incendie. Notre infirmière, Cathy, avec les MNPS (Moniteurs nationaux de Premiers Secours), se sont chargés des cours de secourisme. C’est une équipe de spécialistes complémentaires, expérimentés et très motivés, qui ont soldé cette mission par une remise de diplômes sur place avec les autorités préfectorales, municipales et militaires accompagnées des médias et de la presse autour du verre de l’amitié.

Mission :

Deux missions sont se déroulées en Turquie
La première concernait une formation FDF et Conduite Hors chemin aux pompiers forestiers du ministère des forêts turques :
Formation FDF :
Des ingénieurs des forêts arrivés de chaque région de la Turquie ont dispensés la mission de formation.
Le niveau de formation était du Chef de groupe FDF.
Apres 3 jours de théorie en salle, nous avons procédé à une mise en pratique de leur savoir faire.
Leur niveau de connaissance était correct

Formation COD 1 et COD 2

Apres une demi journée en salle, Thibaut et Patrick sont partis sur le terrain sur les hauteurs d’Antalya.
À leur arrivée, une quinzaine de stagiaires étaient déjà présents sur les lieux.
Une manoeuvre sur les pompes est aussitôt organisée pour évaluer leurs acquis.
Le reste de la semaine a été consacré à la conduite hors chemin.
Un travail de fond était nécessaire pour faire changer leur conduite :
Tâches déjà entreprises en février par Rémi et Yannick.
Après plusieurs frayeurs et quelques glissades mal contrôlées, notre Péponne et son fiston étaient assez contents du travail réalisé sur le terrain.
La deuxième formation concernait une formation INC et TOPSR aux pompiers de la ville d’Antalya

Formation INC

La première journée était plutôt destinée à une approche et une connaissance des techniques turques avec démonstration et manoeuvre sur le terrain.
A partir du deuxième jour et jusqu’à la fin de la semaine, Cyrille et Bernard ont démontré l’efficacité des techniques françaises face aux feux urbains et aux feux de voiture GPL.
Malgré une bonne connaissance pratique, une formation sur les accidents thermiques devrait compléter leur savoir.
Des formations sur la gestion opérationnelle et commandement seront toutefois nécessaires aux cadres enfin de gérer convenablement les interventions.

Formation TOPSR

Idem Que Pour L’incendie, la première journée a été une prise de connaissance du matériel et du personnel
Jérôme et Julien ont démontrés les techniques françaises de désincarcération sur plusieurs voitures
Techniques assez comparable à leurs techniques, cependant, ne manquant pas de thèmes de manoeuvre, ils ont pu s’apercevoir que certaines n’étaient pas enseignées telles que :
– la sortie d’une victime d’un poids lourd
– dégagement de personnes avec une voiture sur le toit.
Le jeudi matin, un accident à 150 kms d’Antalya a déclenché l’équipe spécialisée d’Antalya.
Un hélicoptère est venu sur place afin de récupérer l’équipe et aussi Jéjé et Juju.
L’intervention a été malheureusement annulée.

Conclusion :

La semaine de formation a été très appréciée autant par les forestiers que par les pompiers communaux ;
Cependant un travail important reste à faire sur le GOC et sur la sécurité individuelle et collectif du personnel
De nombreuses autres missions devraient être réalisées sur les 3 ans à venir.
Une école calquée sur Valabre et d’une superficie de 40 hectares devrait ouvrir fin 2010, avec :
– 2 simulateurs feux de forets
– 1 parcours conduite hors chemin
– Une base d’hélicoptère
Proposition de formation
– Améliorer la sécurité individuelle de chaque SP en manoeuvrant avec l’EPI complet.
– Cadrer et structurer les manoeuvres en limitant leurs nombres et en simplifiant les procédures. Il faudra créer un document en prenant pour base le GNR manoeuvres en binôme que nous utilisons en France (GNR manoeuvres en binôme pour information)
– Formation aux techniques de reconnaissance au moyen de lignes guides et de liaisons personnelles
– Formation aux techniques de sauvetage au moyen du LSPCC
– Formation sur les feux de voiture carburation GPL

COMPTE RENDU MISSION FEUX DE FORÊTS
PROGRAMME DE FORMATION DES CADRES DANS LA LUTTE CONTRE LES FEUX DE FORETS

02 novembre au 08 novembre 2009

PRÉAMBULE

La doctrine française relative à la lutte contre les feux de forêts a été élaborée à partit de la prise en compte des retours d’expérience et de l’évolution des techniques de lutte, des engins et des matériels.
Les théories décrites dans ce programme sont issues des formations dispensées aux Officiers de sapeurs-pompiers français. Elles sont simples et amenées à être utilisées rapidement dans la sécurité sur un feu de forêts. Elles doivent prendre en compte les spécificités opérationnelles et culturelles de chaque pays si elles sont enseignées en dehors de France. Ces théories sont adaptées aux conditions locales de topographie ou de dotation en matériels.
Pour être efficace, cet enseignement doit permettre de conduire les interventions dans un cadre national ou régional commun et cohérent, garant d’efficacité et surtout de sécurité pour les personnels engagés ainsi que la population.
Toutefois, seuls les emplois de cadres font partie du domaine spécialisé « feux de forêts ».
Le terme de feux de forêts doit s’entendre dans son acception large telle que figurant dans le guide de stratégie générale. Il englobe les feux de formations forestières et sub-forestières (forêts, garrigues, maquis, landes, friches, etc.…).
En fonction de la configuration géographique des massifs forestiers et de l’importance du sinistre, l’organisation opérationnelle peut s’appuyer localement sur des moyens composés à partir du camion-citerne feux de forêts isolé (CCF), de l’unité d’intervention feux de forêts (GIFF), de la colonne eux de forêts auxquels peuvent être adjoints des moyens aériens de sécurité civile ou privés.

COMPTE RENDU

Un programme sur 5 jours (40 heures, dont 16 de pratique sur le terrain – hors exercice de nuit), simplifié et tiré de la doctrine française a été élaboré à destination des cadres sapeurs-pompiers amenés à commander plus de 2 engins sur une opération feux de forêts.
L’objectif était d’analyser rapidement la zone d’intervention (ZI) pour identifier la zone sinistrée et la zone sinistrable afin de déterminer une stratégie de lutte dès les premières minutes et de combattre l’incendie dès sa phase naissante.
Ce programme comportait obligatoirement un minimum de cours théoriques qui devaient être immédiatement mis en application sur des travaux dirigés (TD) sur le terrain ; chaque TD s’est terminé par une reformulation ou une synthèse à des fins de correction.

FORMATIONS TOPSR & INC
MISSIONS TECHNIQUES OPERATIONNELLES EN SECOURS ROUTIERS ANTALYA

Julien CORREARD
Jérôme SAVET
Objectif général de la formation :
A la fin de cette mission, les sapeurs-pompiers d’Antalya étaient capables de :
– Savoir : Connaître le matériel utilisé lors d’opérations désincarcération.
– Savoir-faire : Mettre en oeuvre les différentes techniques de désincarcération.
– Savoir être : S’intégrer dans une opération de Secours Routiers en respectant les règles de sécurité collective.
La formation a débuté au centre de secours principal de la ville d’Antalya, capitale touristique de la Turquie. Nous avons découvert un panel de véhicules, tous équipés de matériel de désincarcération, même une moto dispose d’une cisaille type GALEGO.
Un véhicule type FSR regroupe l’ensemble du matériel pour des techniques de désincarcérations, manoeuvres de force, sauvetages – déblaiements, secours en ravin. Ce véhicule est armé par trois sapeurs-pompiers et intervient en renfort d’un véhicule de reconnaissance sur un accident.
Les pompiers turcs ne réalisent pas les missions de secours à personne, mais apportent une aide technique pour les ambulanciers lors d’accident de la route ou autre.
La formation concernait 24 pompiers professionnels et volontaires de plusieurs casernes. La traduction s’est faite avec une interprète qui parlait l’anglais. La formation durait deux jours et demi par groupe de 12 stagiaires.
Lors de cette semaine passée à Antalya nous avons abordé différentes situations. Le travail s’est effectué en deux groupes.
La première journée commençait par Le calage d’un véhicule:
– voiture sur les roues, il a été nécessaire de préciser l’importance de caler le véhicule du côté opposé à la victime
– sur le coté
– sur le toit
Dans l’ensemble bonne connaissance des techniques et de leurs importances. Il serait utile qu’il y ait plus de cales, madriers dans le véhicule, ainsi qu’un jeu de cales escaliers ;
Un atelier a été réalisé pendant le même moment sur la marche générale des opérations en secours routiers, avec une insistance particulière sur le placement des véhicules avec le balisage de la zone d’intervention.
Une approche a été faite sur les systèmes de sécurité active et passive des véhicules. Mais il ne dispose pas de neutralisateur d’airbags.
L’après midi était consacré aux ouvertures simples :
– retrait des pare-brises, il n’y avait que des pare-brises avec des joints. Il serrait intéressant d’équiper le véhicule d’une scie à pare-brise.
– ouverture des portières.
Démonstration de techniques de désincarcération :
– Voiture sur le toit (technique inconnue pour les pompiers Turques)
– Relevage de tableau de bord. Plusieurs techniques ont été abordées (avec le vérin, les chaînes pour le relevage de colonne de direction, avec l’écarteur)
La deuxième journée était axée sur les accidents impliquant des poids lourds :
-Techniques de calage d’une cabine poids-lourd
-Découpe du tablier avant, relevage de la colonne de direction
-Sortie d’une victime avec une échelle et le brancard, « technique de la charnière ».
Egalement nous avons revu avec eux la technique du portefeuille pour les véhicules sur le coté, et pratiqués quelques cueillettes de victimes avec le plan dur.
La dernière demi -journée a été un échange de techniques de « cordes » liés au Sauvetage Déblaiement. Nous leur avons montré comment à l’aide d’un minimum de cordes, échelles, plan dur comment descendre ou monter une victime. Nous leur avons démontré les technique SD de la charnière, la glissade, les échelles parallèles. Ils ont apprécié nos techniques, il leur manque simplement un lot de sauvetage pour pouvoir travailler en toute sécurité.
Dans l’ensemble les pompiers ont eu l’air content de la participation à cet échange. Ils ont de bonnes connaissances en secours routiers, l’axe d’amélioration porte essentiellement sur l’organisation.
Nous pensons qu’il n’est pas utile de retourner à Antalya, pour dispenser une formation complète en secours routier.
Par contre nous pourrions ajouter du matériel au FSR et les former à l’utilisation d’une scie pare brise, pointeau-choc, coupe ceinture, neutralisateur d’airbag, semelle d’appui.

FORMATION FEUX URBAINS

Bernard CINI
Cyrille BESCHE
Compte rendu de la semaine
Lundi 2 Novembre 2009 :
Départ de l’hôtel à 10h pour la caserne Hurryet (Liberté) avec Ramazan.
Accueil du directeur départemental Emin. Présentation de l’équipe et définition des objectifs de la semaine. Arrivée de la presse locale.
Visite de la caserne par l’équipe de garde et présentation du matériel et véhicules.
Démonstration d’un établissement (lance à eau et lance à mousse).
Pause repas.
Départ sur les falaises pour une démonstration de manipulation de cordes avec sauvetage.
Départ pour la visite de la police maritime qui travaille en collaboration avec les pompiers. Section Subaquatique.
Départ pour le centre d’alerte interservices en collaboration avec les services ambulance, police, gendarmerie et pompiers : numéro d’urgence unique 112.
Retour à la caserne pour une démonstration de leur bras élévateur. Débriefing avec Emin qui ne sera pas présent pour le reste de la semaine. C’est son adjoint Cem qui aura le projet en charge et qui sera notre interlocuteur.
Mardi 3 Novembre 2009 :
On s’est séparé en 2 groupes : 1 groupe pour la caserne Hürryet sur les feux urbains et 1 groupe à la casse pour la désincarcération.
1er groupe : prise en charge de 10 personnes. Présentation de la journée en salle de cours avec échanges avec les turques. Comparaison des manoeuvres turques et françaises. Ils ont déjà des connaissances théoriques de bon niveau. La pratique est moins cadrée. Pas de manoeuvre type
Mercredi 4 novembre 2009 :
A la demande des pompiers turcs, nous avons abordés les sauvetages, démonstration de leurs techniques, ensuite démonstration de sauvetage à l’aide de la ligne guide sous ARICO.
Nous avons fait un départ sur un incendie de maison. Cette intervention a confirmé le manque de structuration des manoeuvres. Il serait intéressant d’introduire du GOC dans les formations.
Au cours de l’après midi une partie sur les sauvetages, ensuite explication et démonstration d’une manoeuvre feu de GPLc. Le risque existe en Turquie mais ils n’existent aucune procédure opérationnelle.
Jeudi 5 Novembre 2009 :
Inversion des groupes.
Matin : Présentation des formateurs et des stagiaires en salle. 4 manoeuvres turques avec des améliorations avec le 1er groupe.
Après midi : Démonstration d’une manoeuvre française avec les 4 français et un conducteur turc : 2 LDV 45 sur division alimentée avec alimentation de l’engin sur poteau incendie. Ensuite, 2h de salle avec explications des manoeuvres françaises de : M1 à M6. Pour finir explication et manoeuvre avec Cyrille et Bernard pour feux de voitures GPL.
Description et analyse des manoeuvres
Premier thème : feu de maison simple rez-de-chaussée : deux LDV 45 sur division alimentée
Départ à 6 SP dans le fourgon.
L’établissement de la division se fait du FPT vers le feu. Trois tuyaux sont mis à plat au sol puis raccordés. La division est raccordée au troisième tuyau.
Un sapeur-pompier saisi la division et se rend à l’endroit désigné par le chef.
Cette méthode est rapide et efficace s’il n’y a pas d’obstacle sur le cheminement. Par contre si le cheminement est sinueux ou avec des escaliers, les tuyaux se bloquent.
L’établissement de la LDV se fait face au feu avec un seul tuyau (pas de réserve). Le Chef du FPT peut décider de rajouter un tuyau. Un SP vient faire le double porte lance. L’établissement de la deuxième lance se fait de la même manière.
Analyse : cette manoeuvre a été faite par deux équipes différentes. Nous avons constaté qu’une grande autonomie est donnée au chef du FPT sur la répartition des taches et sur l’exécution de la manoeuvre. Il en résulte une perte de temps dans l’explication des taches à effectuer. Cette perte de temps pourra être encore plus grande lors d’un feu réel. En effet le stress de l’intervention peut compliquer la communication entre le chef du FPT et les SP.
Deuxième thème : Feu au premier étage d’une maison : 1 LDV de plein pied et 1 LDV sur échelle. Les deux lances sont établies sur une division.
L’établissement de la division et des deus LDV se fait de la même façon que la manoeuvre précédente. Un deuxième tuyau étant nécessaire pour progresser sur l’échelle et à l’étage, il a fallu prolonger l’établissement de la LDV.
Analyse : Cette manoeuvre confirme l’analyse de la première manoeuvre. En effet, la multiplication des actions à effectuer (établissement d’une division, de deux LDV, d’une échelle, et prolongation de l’établissement) a mis en évidence la perte de temps dû au fait que le chef du FPT doit chercher les SP disponibles et leurs expliquer les actions à venir. Il s’agit plus d’explications des actions que de donner des ordres
De plus nous avons constaté des lacunes sur la sécurité dus SP.
Troisième thème : Feu d’hydrocarbure
1) Etablissement d’une lance à mousse haute pression par un binôme.
Analyse : manoeuvre très rapide. Cependant, comme dans les autres manoeuvres, aucune réserve de tuyaux n’est effectuée au point d’attaque. La possibilité de progression est donc limitée.
2) Etablissement d’une LM avec prémélangeur : Il ne semble pas y avoir de manoeuvre type. Les deux groupes ont effectué des manoeuvres complètements différentes.
Quatrième thème : sauvetage en étage (sans échelle aérienne)
La personne a été descendue sur une échelle par trois SP. Au total 4 personnes se trouvaient sur l’échelle !!!!
Analyse : La technique est très périlleuse et très lente. De plus la hauteur du sauvetage sera limitée par la hauteur de l’échelle.
Cinquième thème : reconnaissance / recherche de victime en grand volume enfumé
La manoeuvre se fait en binôme. Le binôme qui effectue la reconnaissance est en contacte avec la sortie par une commande qui est déroulée par un SP qui se trouve à l’entrée de la pièce. La commande se détend au changement de direction.
Analyse : Cette manoeuvre peut être utilisée en urgence pour des petits volumes enfumés. Par contre elle trouvera rapidement ses limites dans un grand volume avec des changements de direction. La commande ne sera pas tendue sur le trajet effectué, et ne pourra pas servir de guide pour le retour vers la sortie.
Analyse générale : Les sapeurs-pompiers d’Antalya ont de très bonnes connaissances théoriques sur le feu. Par contre ils manquent de structuration dans les manoeuvres. Leur expérience leur per met d’être efficace. Cette efficacité peut être accrue en simplifiant les procédures d’établissement et en uniformisant les ordres pour tous les pompiers d’Antalya.
De plus nous avons constaté que les SP ne mettaient pas leur équipement de protection complet (veste de feu, surpantalon, casque, gants, appareil respiratoire) lors des manoeuvres. Seul l’entrainement régulier avec cette protection permettra d’avoir une aisance lors d’une intervention.

Personnes présentes pour la mission :
Chef de mission FDF3 : Didier BAYON
Formateur FDF 2 : Robert PIERA
Formateur COD 2 : Patrick JACQUET
Formateur COD 1 : Thibault JACQUET
Formateur INC : Cyrille BESCHE
Formateur INC : Bernard CINI
Moniteur secourisme : Jérôme SAVET
Moniteur secourisme : Julien CORREARD
Photographe : Magali ROUGY
Départ de Lyon 01/11/09 à 13h30
Arrivée à Antalya 01/11/09 à 20h35
Départ d’Antalya 08/11/09 à 4h10
Arrivée à Lyon 08/11/09 à 12h30

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