Indonésie 2009

MISSION  URGENCE A PADANG (ILE DE SUMATRA) SEISME DU 30 SEPTEMBRE 2009.

La secousse a atteint la ville de Padang de 900000 habitants en plein après midi, des centaines d’habitations ont été détruites en quelques secondes.
Dans l’ensemble, la population de cette région réside dans des structures qui sont vulnérables aux secousses sismiques, même si certaines structures résistantes existent.
Les tremblements de terre ont causé des glissements de terrain qui ont contribué à ce bilan désastreux.
Les autorités indonésiennes n’ont pas déclenché d’alerte au tsunami. Le Centre d’alerte des tsunamis du Pacifique a toutefois lancé un avis de surveillance pour l’Indonésie, la Malaisie, l’Inde et la Thaïlande. Des mesures de précaution ont été également prises à Singapour.
Padang est une zone à fort risque sismique. La ville se trouve sur la «ceinture de feu» du Pacifique où la rencontre de plusieurs plaques continentales provoque des fortes activités volcaniques et sismiques.
Le tremblement de terre de mercredi s’est produit le long de la même faille qui avait déclenché le tsunami de 2004, à l’origine de la mort de 230.000 personnes dans une dizaine de pays.
Le 2 septembre 2009, un séisme de magnitude 7 avait secoué l’île de Java faisant plus de 100 morts.

1er Tremblement de terre

Lieu: Ile de Sumatra, Indonésie. 50 kilomètres à l’ouest de Padang.
Date: 30 septembre 2009 à 17h16, heure locale
Magnitude: 7,9 sur l’échelle de Richter

2ème Tremblement de terre

Lieu: Ile de Sumatra, Indonésie. Région de Jambi à 150 kilomètres à  l’ouest de Padang.
Date: 01 octobre 2009 à 8h52, heure locale
Magnitude: 6,8 sur l’échelle de Richter

Alerte départ de l’équipe d’urgence

Durée: 14 jours, du 4 au 18 octobre 2009.
Départ de l’équipe: 04 octobre à 18h00 de LYON.
Membres de la mission
1 – Jérôme SAVET. Drôme Chef de mission
2 – Cédric DUPERRIL. Drôme Responsable financier
3 – Rémi BANCEL. Drôme Secouriste
4 – Christophe ISKENDERIAN. La MancheLogisticien – Traducteur
5 – François SARDA. Tarn et GaronneMédecin
6 – Gaëlle ESCOFFIER. Ardèche Infirmière

Bilan

665 morts, environ 4000 blessés, 651 disparus.

Intensité du séisme sur la région de Padang

ALERTE Mercredi 30 septembre 2009

Vers 8 h 30 Claude LETT président de Aides Actions internationales Pompiers est prévenu par le site : www.gdacs.org et la presse qu’un séisme important venait de se produire sur l’ile de Sumatra.
L’aide internationale est demandée rapidement par les autorités indonésiennes et il contacte le coordinateur de l’équipe d’urgence d’AAIP, Didier BAYON.
Après une réunion téléphonique des membres du bureau, il est retenu l’envoi d’une équipe d’urgence pour la mise en place d’un dispensaire sur la zone sinistrée si des moyens financiers sont rapidement trouvés.
Toute une série de contacts téléphoniques est prise par Claude et Didier pour mettre en place ce départ autant techniquement que financièrement.
Contacte notamment avec Christophe ISKENDERIAN qui connaît bien l’Indonésie pour y avoir vécue pendant plus d’un an, Eric JOUAN pour le choix du binôme médical avec l’association PHN, Jérôme GIRON et son association PHF, Philippe BESSON et son association PUI, les responsables de la région Rhône Alpes et du Conseil Général de la Drome pour demandes de financement, le directeur adjoint pour effectuer une demande de prêt de véhicule du SDIS auprès du directeur départemental, les compagnies aériennes.

Mise en route de la mission

Les vols sont retenus auprès de la compagnie TURKISH AIRLINES.
Le pré-acheminement est effectué pour le personnel de la Drôme avec le VTP du SDIS 26.Nous décollons le dimanche 4 octobre à 18h : Lyon – Istanbul / Istanbul – Singapour / Singapour- Jakarta. Ensuite une nuit en transit sur Jakarta avant un vol pour Padang avec la GARUDA AIRLINES.
Nous sommes sur site à Padang le mardi 6 octobre à 18h pour nous faire enregistrer auprès de la maison du Gouverneur ou  les ONG sont recensées (environ 180).

Reconnaissance – Evaluation

C’est ici qu’interviennent la solidarité des personnes sur place et surtout l’immense habileté  de notre logisticien dont la connaissance du pays et de sa langue ont été des atouts maîtres dans la résolution de ces problèmes.
La première soirée de reconnaissance, après s’être fait enregistrer auprès des autorités indonésiennes,  nous a confirmé dans notre impression que la phase de recherche de victimes ensevelies était dépassée : la spécificité du type d’habitations détruites ne permettant guère de poches de survie. De plus de nombreuses unités SD avec des équipes cynotechniques internationales sont déjà à pied d’œuvre.
Nous sommes en relations avec le centre de coordination européenne, ou un officier de la sécurité civile nous met en contact avec l’UNICEF et Action Contre la Faim
Nous décidons de nous dirigés au Nord de Padang, car il y a des zones encore mal reconnues.L’essentiel des ONG est concentré sur cette ville, alors que des villages ont été dévastés en plus du tremblement de terre par des coulées de boues.
Le choix se porte sur la région du Lac de MANINJAU, long de 16 km sur 8 km de large, dans le canton d’AGAM, zone rurale autour d’un lac entourée par des montagnes.

Spécificités de ce séisme

Cette zone sismique est assez compliquée : c’est la frontière entre plusieurs plaques tectoniques qui convergent et coulissent l’une contre l’autre.
Par contre, Christophe Vigny, chercheur au laboratoire de géologie de l’ENS, précise que d’autres séismes qui ont eu lieu et qui sont assimilés à des répliques dans les médias, n’en sont pas. En particulier le séisme du 1er octobre, de magnitude 6.6 qui s’est produit environ 200 km au Sud de Padang (à proximité de Sungai Penuh) est tout à fait différent. Celui-là est superficiel (15km de profondeur) et son mécanisme (préliminaire) indique un décrochement sur une faille. Ce séisme se produit non pas sur la subduction (la faille océanique) mais sur la grande faille de Sumatra (la faille continentale). Cette faille est également sismique : elle a produit de grands séismes historiques de magnitude largement supérieure à 7 (comme en 1926 et 1943 dans la région de Padang).
L’exploration et l’évaluation sur le terrain, en pleine zone sinistrée, en établissant de nombreux contacts avec la population nous a permis de voir que la région ou nous sommes rendus n’avait pas vu encore d’ONG.
Ce qui nous a permis de nous faire une première idée (relative) des spécificités de cette catastrophe :

– Secousse tellurique de l’ordre de 7,9 sur l’échelle de Richter donc relative résistance de certaines structures urbaines en béton armé (quelques bâtiments bien lézardés en ville voir effondrés) mais grosses destructions de constructions rurales aux murs faits de briquettes sur lesquels repose directement la charpente de la toiture, sans chaînage supérieur.
• Epicentre très proche de la côte donc sans phénomène de résonance  pouvant déclencher un tsunami, ce qui a été craint pendant quelques instants par la population.
• Zone de population la plus dense au monde : 4600 hab /km2.
• Destruction des infrastructures routières, hospitalières, administratives ainsi que le réseau d’électricité
• Intervention rapide et très efficace des armées, tong asiatiques du voisinage : Singapour, Malaisie, Taiwan, Japon….ayant des délais de route nettement inférieurs aux nôtres.
• L’heure de la secousse (17h16), heure à laquelle une grande partie de la population rurale était déjà sortie des maisons par contre en ville affluence de monde dans les commerces et bâtiments publiques.

Bilans humains par canton

Mise en place des objectifs

Nos objectifs

• Mettre en place une structure médicalisée, type dispensaire dans une zone non couverte par les organismes  de secours en place  (nous avons rapidement su que de nombreux villages étaient dans cette situation).
• S’assurer de la fiabilité des renseignements  obtenus à ce sujet et continuer l’exploration de terrain.
• S’assurer du maximum de contacts avec les organismes officiels.
• Regrouper du matériel médical et des médicaments auprès de l’OMS.
• Obtenir du matériel de cartographie avec un GPS auprès de MAP Internationale.
• Trouver un vecteur de transport.
• Essayer de rejoindre une ONG française en contacte : PUI, PHF

Mise en route opérationnelle

Les déplacements de l’équipe et du matériel sont assurés par la location d’un véhicule avec chauffeur et le prêt d’un véhicule avec chauffeur de l’Organisation Mondiale des Migrations.

Jeudi 8 octobre :
Départ de l’équipe avec le matériel pour 140 kms au Nord de Padang direction le lac. Arrivé en fin d’après midi dans un camp indiqué sur notre route par des éléves infirmières indonésiennes. Dans ce canton, la population est d’environ 1500 familles ce qui représente environ 8000 personnes.
Le tremblement de terre a essentiellement détruit des habitations et provoqué des  glissements de terrain. Des coulées de boue des montagnes ont ensevelies des villages.

Le bilan sur cette zone fait état de plus de 120 morts, une cinquantaine de disparus ensevelis.Les dégâts matériels : 500 maisons détruites entièrement, 1500 endommagées.
Nous sommes au camp n° 3 (Posko) de JORONG PANDAN. Sur place nous avons 800 rescapés. Des équipes d’urgence sont passées mais aucune ne sont réellement arrêtées.
Nous rencontrons le chef du village et décidons de commencer des soins. En Moins de trois heures ce sont 50 consultations environ. Le « PMA » est organisé de la façon suivante : Christophe assure le secrétariat d’entrée en préparant des tickets de symptômes traduits.  Ensuite,  deux zones de consultations,  François reçoit avec une infirmière indonésienne parlant anglais, et Gaëlle et Rémi assurent une deuxième consultation. Cédric rédige le cahier de suivi des soins et des consultations. Pour ma part, grâce à un tableau d’école, je traduis les mots importants. La pharmacie est assurée par deux étudiantes infirmières  indonésienne.
A la tombée de la nuit (18H30 local), nous constatons que nous manquons de médicaments.
Cédric et moi-même retournons sur PADANG, avec pour objectif de revenir le lendemain avec des médicaments récupérés auprès de l’OMS.

Vendredi 9 octobre :
Les consultations sont de nouveau mises en place : 70 personnes sont traitées  dont un insuffisant respiratoire (création d’une chambre d’inhalation pour la Ventoline avec les moyens du bord), des plaies graves, simples, diverses maladies pathologies courantes avec angoisse et perte d’appétit.
L’équipe médicale délivre : des anti-inflammatoires, des antiseptiques, des antibiotiques, des antihistaminiques, des pansements gastriques, des pommades ophtalmiques, des sachets de réhydratation, de la cortisone, des bains de bouche, des antitussifs, des antiviraux, des vitamines.
Notre infirmière a également donné un cours en fin de journée  aux mamans sur les soins d’hygiène et de confort pour les enfants.
Le chef de la police militaire est venu nous interroger pour nous identifier et connaitre nos objectifs. Christophe a également rencontré le chef d’arrondissement, et a été interviewé par la télé indonésienne. Il a insisté sur le fait que nous nous sommes fait enregistrer auprès de OCHA et que nous avons demandé l’autorisation d’apporter notre aide médicale à la population sinistrée. Chaque jour, nous croisons les camions de ravitaillement de l’aide alimentaire.

Samedi 10 octobre :
Aujourd’hui nous avons pris la route pour un camp dans la montagne. Après une heure de route sinueuse, étroite et abimée par les eaux de ruissellement et les coulées de boue nous arrivons à JORONG DAMA GADANG( 660 m d’altitudes) .

Nous consultons le chef du village et la seule infirmière du camp. Ils apprécient notre concours et dressons notre « PMA » zone de travail avec Les gens affluent et nous entourent rapidement.

Au cours de cette journée, nous avons  réalisés 60 consultations dont une femme enceinte très affaiblie au 8ème mois d’une grossesse de jumeaux, atteinte d’œdème des membres inférieurs sérieux, nous avons fortement insisté pour que cette dernière reste allongée, de nombreux enfants avec de la fièvre et le rhume.
Nous rencontrons un problème de médicaments, nous avons que des dosages adultes, il faut donc les diviser et les écraser pour les enfants et les nourrissons.
Le nombre important d’allergies et de diarrhées traitées nous fait suspecter un problème d’eau potable .Nous avons contacté POHF afin faire venir une unité de potabilisation dès lundi.
Aucune ONG ne semble être passée dans ce camp dans lequel pourtant les besoins se font sentir sensiblement.

Dimanche 11 octobre :
Nous sommes allés sur le camp 3 de JORONG PANDAN,  ouverture à 14h,  40 consultations jusqu’à 17h30.
Nous avons eu des renouvellements de pansements, des personnes qui avaient des plaies suite aux déblais des constructions et des malades. L’école ou nous nous installons a été partiellement détruit par le séisme.
Pendant nos soins des équipes d’adolescents « scout » continuent d’évacuer les débris et tombent les derniers murs menaçant de s’effondrer.
Cédric a mis en place une séance de dessins et de jeux avec les enfants du camp pendant tout l’après midi. Nous avons eu beaucoup de coloriages, représentant des maisons avec la montagne, ses coulées de boue ainsi que le lac sur lequel flottaient de nombreux débris.

Lundi 12 octobre :
Lundi, nous  partons pour faire une reconnaissance  complète des villages bordant l’ensemble du lac, la veille nous avons constaté que la route était praticable. Le tour du lac fait approximativement  70 Km.
Nous sommes tombés sur des coulées de boue ayant ensevelies des maisons, seule quelques toitures se voyaient.
Au cours de cette reconnaissance,  nous avons discuté avec les villageois et nous nous sommes arrêtés prés d’une maison ou des enfants étaient malades.

Rapidement le docteur examine 10 personnes et prescrit un traitement contre la fièvre, la toux, la diahrrée et la douleur. Les mêmes pathologies que dans le camp.
Toujours pas d’ONG  présente dans le camp de montagne à part AAIP. Il est regrettable qu’aucune solution de potabilisation ne soit en place.
Bilan de la fin de journée dans ce camp : 63 examens.

Mardi 13 octobre :
La journée de mardi  est consacré à faire des visites dans le camp N°2 de PENGUSI BENCANA ALAM.
Une coordinatrice d’IOM présente à notre hôtel, nous informe qu’il n’y a pas de médecin ce jour là au camp. Nous y arrivons le matin, après avoir fait le tour de ce camp d’environ 2000 personnes reparti en 410 familles, nous rejoignons la salle de soins.
Nous avons réalisé des soins sur une femme qui avait une plaie sur tout le coup du pied. Cette plaie qui datait d’une dizaine de jours s’était infectée.
Après auscultation d’un homme d’une cinquantaine d’années arrivé avec des béquilles, François suspecte un  traumatisme du genou avec un col du fémur.  Nous demandons auprès des infirmières indonésiennes un transport sur le centre hospitalier le plus proche. Après plus d’une heure d’attente, une ambulance, plutôt un taxi se présente.
Nous comptabilisons à la fermeture 101 visites.
Statistique sur ce camp ou il y a la population de 4 districts différents:1987 personnes dont  410 chef de famille, 16 bébés, 139 enfants, 350 adolescents.6 mosquées détruites, 2 effacées120 maisons détruites, 242 endommagées, 222 légèrement 6 écoles complètement détruites, 2 légèrement2 bureaux administratifs détruits, 3 endommagés, 2 légèrement

Mercredi 14 octobre :
Nous allons au camp de PANDAN mais a notre arrivée, il y a une  consultation mise en place avec une ambulance, médecin et infirmière indonésiens. Nous ne perturbons pas celle-ci et prenons la route pour le camp de montagne de DARAM GADANG.
Un enfant que nous avions vu deux jours auparavant se présente de nouveau. Les symptômes n’ont pas disparu, le docteur  pense qu’il a le palud. Il lui faut une consultation au CH, mais la famille refuse.

Dans l’après midi nous croisons pour la première fois une ONG : CRS soit le secours catholique américain. Ils sont là pour recenser les maisons détruites en vue d’une distribution de tentes ou d’argent pour la reconstruction.
La journée aura permis l’examen de 85 personnes.
A la fermeture nous avons fait don de tous les médicaments et du matériel emporté et récupéré à l’infirmière du village pour la continuité des soins.
Dans cette dernière journée de travail dans les camps, nous avons constaté sur le trajet que l’aide internationale  se met en place.
Après 15 jours des tentes arrivent enfin, d’énorme groupes électrogènes sont mis en place, les voies de communications sont dégagées, la reconstruction   peut commencer.
Sur le registre de nos consultations, nous nous apercevons que les personnes viennent pour voir notre binôme médical pour des problèmes de rhumatismes, renouvellement de médicaments.
Les pathologies ne sont pas liées directement au séisme.

Bilan médical

Au total, sur le plan médical, au dispensaire et dans les zones qui nous ont été signalées et sur lesquelles nous avons établies des consultations ponctuelles, du 8/10 au 14/10, nous avons effectué près de 500 actes (consultations médicales et soins infirmiers).

Nature de ces actes et commentaires :

– Diagnostic d’une fracture genoux, col du fémur.- Suivi d’une grossesse- Hématomes multiples de la face et des membres.- Corps étrangers inclus dans des plaies.- Evolutions nécrotiques de plaies.- Soins de plaies suturées et non suturées.- Désinfections de plaies surinfectées (en particulier au niveau des pieds).- réfections de pansements.
Il nous apparaît tout à fait normal de découvrir cet ensemble de pathologies passées inaperçues compte tenu du nombre initial de  victimes et des circonstances de leurs prises en charge.

Et sur le plan médical :

– Gastralgies, douleurs abdominales, (pas d’épidémies dysentériformes).- Toux, gènes respiratoires, d’apparitions récentes ou préexistantes (les sinistrés dorment dehors sous des bâches et travaillent dans la poussière des gravats.- Pathologies orl et oph courantes, adultes et enfants.- Femmes enceintes inquiètes sur la vitalité et l’avenir de leur grossesse.- Syndromes dépressifs évidents et parfaitement compréhensibles chez des personnes ayant perdu tous leurs proches et leurs biens. (possibilité d’en référer à un psychologue sur place pour le suivi, ce qui nous apparaît très important en raison de la barrière de la langue et de brièveté de notre intervention)- Emergence progressive très nette de syndromes de stress post-traumatiques, très classique à cette phase de la catastrophe.
Nous avons constaté,  de façon quasi  expérimentale, l’évolution du comportement de la population passant  d’une phase de sidération initiale, apathie, puis peu à peu, dégageant les décombres, les triant, sauvant quelques restes plus ou moins intacts avec lesquels ils tentent de recréer un   milieu identique au leur avant le séisme.

Analyse et conclusions

Il nous apparaît très important d’en tirer les conclusions suivantes :
• Le bien fondé de notre choix opérationnel : établir le maximum de contacts avec les personnes qui connaissent le terrain ce qui permet une évaluation REELLE  des besoins de la population dans ce type précis  de catastrophe, dans ce pays, sur ce type de population. Nous avons été très surpris lors d’une réunion des différentes nations présentes sur zone, sous l’égide de l’OMS.
• Dès l’évaluation faite, la mise en place d’une structure de soins  avec une excellente coordination entre l’équipe médicale et le soutien logistique.
• La volonté de toute l’équipe de créer un ensemble dynamique permettant de réaliser nos objectifs tels que nous les avons adaptés à la situation.
• Le manque de moyens matériels sur place, nous demande de préparer les missions d’urgences avant la catastrophe, en structurant l’équipe, organisant et achetant du matériel.
• L’intense activité sismique de la faille de Sumatra laisse présager de nouveaux séisme dans cette région.

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